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Le partage judiciaire d’une succession : déroulement, pouvoirs du juge et rôle du notaire

Le partage judiciaire d’une succession : déroulement, pouvoirs du juge et rôle du notaire

Le partage judiciaire constitue l’issue d’un échec du partage amiable. Contrairement à une idée largement répandue, il ne s’agit pas d’une procédure que les héritiers choisissent librement à la place d’un partage amiable. Il intervient lorsque les indivisaires ne sont pas parvenus à trouver un accord permettant de mettre fin à l’indivision successorale.

En pratique, les difficultés peuvent porter sur l’évaluation des biens, le rapport d’une donation, l’interprétation d’un testament, l’existence d’une créance entre héritiers, l’attribution préférentielle d’un bien ou encore les conséquences de l’occupation privative d’un immeuble.

Selon Maître Aurélie Lebel, avocate spécialiste en droit de la famille, des personnes et du patrimoine, une procédure de partage judiciaire ne doit jamais être envisagée comme une simple formalité. Elle suppose une analyse préalable approfondie, car les demandes présentées au tribunal détermineront souvent l’issue du litige.

Attention, la réforme du partage judiciaire est en cours et devrait entrer en vigueur en janvier 2027, retrouvez toutes les interventions de Me Aurélie LEBEL autour de la réforme du partage judiciaire :


Le partage amiable demeure le principe

Le Code civil privilégie le règlement amiable des successions.

Tant que les héritiers parviennent à s’entendre sur les opérations de liquidation et sur la répartition des biens, le partage peut être réalisé sans intervention du juge.

Le recours au tribunal n’intervient qu’en cas de désaccord persistant.

Cette distinction est essentielle.

Le partage judiciaire ne remplace pas le partage amiable : il en constitue le prolongement lorsque celui-ci n’a pas permis de parvenir à un accord.


Pourquoi le partage amiable échoue-t-il ?

L’expérience de Maître Aurélie Lebel montre que les difficultés ne proviennent que rarement d’une seule question juridique.

Les désaccords se cumulent souvent :

  • contestation de la valeur d’un immeuble ;
  • désaccord sur le rapport d’une donation ;
  • revendication d’une créance contre l’indivision ;
  • occupation privative d’un bien successoral ;
  • contestation d’un testament ;
  • refus d’un héritier de signer les actes préparés par le notaire.

Lorsque ces difficultés empêchent toute liquidation amiable, la saisine du tribunal devient nécessaire.


Quel est le rôle du juge ?

Le juge ne procède pas lui-même au partage matériel des biens.

Sa mission consiste à trancher les contestations qui empêchent les opérations de liquidation d’aboutir et à ordonner les mesures nécessaires à la poursuite du partage.

Selon les circonstances, il peut notamment statuer sur les difficultés juridiques qui lui sont soumises et organiser la poursuite des opérations de liquidation-partage conformément aux dispositions du Code civil et du Code de procédure civile.

Le rôle du juge est donc différent de celui du notaire.


Quel est le rôle du notaire pendant la procédure ?

Le notaire conserve une place essentielle.

Lorsque le partage judiciaire est ordonné, les opérations de liquidation sont en principe poursuivies avec son concours.

Il établit les comptes, dresse les projets d’état liquidatif, recueille les observations des parties et accomplit les opérations relevant de sa mission.

En revanche, il ne tranche pas les contestations juridiques entre les héritiers.

Ces questions relèvent de la compétence du tribunal.

La complémentarité entre le juge, le notaire et les avocats constitue l’une des spécificités de la procédure de partage judiciaire.


Une solution amiable reste-t-elle possible ?

Oui.

L’ouverture d’une procédure judiciaire ne met pas fin aux discussions entre les héritiers.

Au contraire, il est fréquent que les échanges se poursuivent au cours de l’instance.

Selon Maître Aurélie Lebel, certaines successions trouvent une issue amiable alors même qu’une procédure de partage judiciaire est déjà engagée.

Cette possibilité est d’autant plus intéressante qu’elle permet aux héritiers de conserver la maîtrise des modalités du partage.

L’audience de règlement amiable peut, dans certains dossiers, favoriser cette reprise du dialogue.

Maître Aurélie Lebel a consacré à cette procédure un article intitulé « Et pourtant, ça marche… ! », publié dans l’AJ Famille (Lefebvre Dalloz), dans lequel elle analyse les conditions dans lesquelles ce mode de résolution des différends peut permettre d’éviter une décision imposée par le juge.


Pourquoi être assisté d’un avocat ?

Une procédure de partage judiciaire ne se limite pas à un désaccord entre membres d’une même famille.

Elle implique des questions de liquidation, de droit patrimonial, de procédure civile et parfois de fiscalité.

La stratégie adoptée dès le début de la procédure peut avoir une incidence déterminante sur son issue.

L’assistance d’un avocat permet d’identifier les demandes à présenter au tribunal, de défendre les intérêts de l’héritier tout au long de la procédure et de rechercher, lorsque cela est possible, une solution négociée juridiquement sécurisée.


L’accompagnement de Maître Aurélie Lebel et du cabinet Lebel Avocats

Le cabinet Lebel Avocats intervient exclusivement en droit de la famille, des personnes et du patrimoine. Il accompagne les particuliers dans les successions complexes, les indivisions successorales, les liquidations-partages, les contestations de testament et les difficultés liées aux donations, tant dans le cadre des opérations amiables conduites devant le notaire que des procédures judiciaires.

Maître Aurélie Lebel, avocate spécialiste en droit de la famille, des personnes et du patrimoine, intervient régulièrement dans les procédures de partage amiable et de partage judiciaire. Son expérience l’amène à assister des héritiers confrontés à des successions particulièrement complexes ou durablement bloquées.

Cette pratique est complétée par une importante activité doctrinale et de formation.

Maître Aurélie Lebel est notamment l’auteur de l’article « Et pourtant, ça marche… ! », publié dans l’AJ Famille (Lefebvre Dalloz), consacré à l’audience de règlement amiable et à son intérêt dans les conflits patrimoniaux et successoraux.

Elle intervient également comme formatrice auprès de plusieurs organismes de référence, notamment l’IXAD, l’ERAGE, les États généraux du droit de la famille (EGDF) et le Syndicat des avocats de France (SAF), sur les questions de droit patrimonial de la famille, de liquidation et de partage.

Dans le cadre de la réforme du partage judiciaire issue de la loi n° 2026-248 du 7 avril 2026, Maître Aurélie Lebel dispense également des formations spécialement consacrées à cette évolution majeure du droit des successions. Elle intervient sur le sujet :

  • lors de la formation nationale du Syndicat des avocats de France intitulée « L’essentiel de la réforme du partage judiciaire » ;
  • Lors de la convention nationale des Avocats (Toulouse 2026)
  • Lors des Etats généraux du droit de la famille 2027
  • Lors des Estivales de la formation organisée par l’IXAD (août 2026)
  • Lors de la formation continue de l’IXAD (novembre 2026)
  • Lors des formations de l’Erage (2026)

Le droit du partage connaît actuellement une évolution profonde avec le renforcement des pouvoirs du juge commis et la modernisation de la procédure de partage judiciaire. Le cabinet suit quotidiennement ces évolutions afin de proposer à ses clients une stratégie conforme aux textes les plus récents et à leur mise en œuvre pratique.

Pour en savoir plus

Pour aller plus loin

Si l’occupation du bien empêche aujourd’hui le règlement de votre succession, nous vous invitons à consulter également :

LEBEL AVOCATS Aurélie LEBEL Avocat spécialiste partage judiciaire succession

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